Rapport IGAS sur les OPCO : quelles conséquences pour les entreprises ?

Formation professionnelle

Rapport IGAS sur les OPCO : quelles conséquences pour les entreprises ?

Les OPCO (Opérateurs de Compétences) jouent un rôle central dans le financement de la formation professionnelle, en particulier pour les PME. Fin 2025, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) a publié un rapport très attendu sur leur fonctionnement, leur efficience et leurs perspectives d’évolution.

Ce rapport, indépendant, pose des constats clairs et formule des recommandations fortes. Pour les entreprises et les acteurs de la formation, il constitue un signal à ne pas négliger.


🔎 Un constat : des missions remplies, mais une efficience perfectible

Le rapport de l’IGAS reconnaît que les OPCO ont su remplir leurs missions prioritaires depuis leur création en 2019 :

  • accompagnement des entreprises,
  • financement de l’alternance,
  • soutien au développement des compétences,
  • appui aux branches professionnelles.

Cependant, le rapport souligne aussi des disparités importantes entre les 11 opérateurs, notamment en matière :

  • de coûts de gestion,
  • de performance des systèmes d’information,
  • et d’organisation interne.

Les frais de fonctionnement des OPCO s’élèveraient à plus de 700 millions d’euros par an, avec des coûts de traitement variables selon les structures.


📊 Des recommandations fortes de la part de l’IGAS

L’IGAS formule plusieurs recommandations clés, dans une optique de rationalisation et d’efficience :

1. Réduction des coûts de gestion

L’objectif serait d’économiser environ 200 millions d’euros en limitant les dépenses internes : surfaces immobilières, outils techniques, fonctions support, etc.

2. Mutualisation des systèmes d’information

Certaines structures utilisent encore des logiciels peu performants ou isolés. Une migration vers des systèmes communs permettrait de simplifier la gestion des dossiers, d’améliorer la qualité de service et de réduire les coûts.

3. Transfert du paiement des contrats d’apprentissage à l’État

L’IGAS propose que l’Agence de Services et de Paiement (ASP) prenne en charge les versements liés aux contrats d’apprentissage, ce qui allégerait les OPCO et limiterait les doublons administratifs.


📌 Pour les entreprises, que faut-il retenir ?

Même si ce rapport n’a pas de valeur contraignante, il envoie des signaux clairs et anticipe une possible réorganisation du modèle des OPCO à moyen terme.

Concrètement, cela implique :

  • Une probable évolution du rôle des OPCO dans les prochaines années (réduction de certaines missions opérationnelles, recentrage sur le conseil et l’appui stratégique).
  • Une invitation à professionnaliser la gestion interne des dispositifs formation pour ne pas dépendre uniquement des services d’un OPCO.
  • Une nécessité d’anticiper les éventuels changements dans les règles de financement, en particulier pour l’alternance ou le plan de développement des compétences.

🎯 Un système en mouvement, à suivre de près

Le rapport de l’IGAS intervient dans un contexte de forte tension sur les finances publiques. Il préfigure sans doute une reconfiguration du paysage de la formation professionnelle, à l’heure où la question de la soutenabilité financière est au cœur des priorités.

Pour les entreprises, il est essentiel de rester informées, de s’entourer de partenaires fiables, et de piloter les projets formation avec rigueur, pour ne pas subir les réformes à venir mais en tirer parti.


Chez Alinéa & Compétences, nous suivons de près ces évolutions pour conseiller nos clients avec précision.

Nous adaptons nos parcours aux exigences réglementaires, et accompagnons chaque entreprise dans la structuration et l’optimisation de sa stratégie compétences.

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Notre équipe est à votre disposition.

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